Le procédé de vernissage de l’instrument permet de magnifier les qualités esthétiques du bois, mais il conditionne aussi l’influence du vernis sur la sonorité dans la mesure où sa composition et son élasticité interviennent sur les qualités d’émission et sur le timbre de l’instrument.

A ce propos, je travail en étroite collaboration avec des chimistes et récoltants de résine au niveau local et j’élabore mes propres recettes de vernis basés sur des procédés historiques.

J’utilise, comme autrefois, un vernis à l’huile que je cuis moi-même et je mets l’accent sur sa souplesse, sa transparence, sa couleur et sa résistance. J’aime jouer sur les différentes textures qu’offre ces vernis et la finition mâte, brillante ou satiné que souhaite le musicien.

J’emploie également des pigments traditionnels telles que la Laque de garance, le carmin de cochenille,le Stil de Grain, l’ocre et la terre de Sienne. Je n’emploi pas de sels métalliques dans mes vernis tel que le plomb, et je n’utilise que des huiles essentiels de pin et de lavande pour leur qualité et leur innocuité à leur utilisation.